Grey Owl, la figure emblématique de l’histoire de Temagami
Grey Owl, un environnementaliste et auteur reconnu mondialement, habitait autrefois Temagami. Celui qui se disait fils d’un Écossais et d’une Apache était, en fait, un Anglais du nom d’Archibald Belaney. En 1906, à l’âge de 17 ans, il débarqua à Temagami Station afin de réaliser son rêve : vivre en pleine nature parmi les Amérindiens. Au cours des six années suivantes, il laissa pousser ses cheveux, apprit la langue ojibwée et devint un expert de la vie en forêt. En 1912, au moment où il quittait Temagami pour Biscotasing, ses nouveaux traits de trappeurs amérindiens avaient pris le dessus sur son apparence bien anglaise.
Dans les années 1930, Grey Owl fut envoyé au mont Riding puis au parc national de Prince Albert où il dirigea un programme de préservation des castors. Il écrivit quatre livres : La Dernière Frontière (1931), Pilgrims of the Wild (1934), Sajo et ses castors (1935) et Récits de la cabane abandonnée (1936). En plus, il produisit de nombreux films. Puis, il fit une tournée en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord. Après sa mort, survenue en 1938, le journal North Bay Nugget a levé le voile sur ses vraies origines. Plusieurs personnes ont été déçues d’apprendre qu’il était Anglais, non pas Amérindien, comme il le disait.
Il fut consacré le meilleur environnementaliste et demeure l’un des plus grands auteurs canadiens. Sa contribution au respect de la nature et à la protection du castor est incommensurable. Ses livres sont aujourd’hui des classiques et ont été traduits dans plusieurs langues.



















