Sur les traces du Groupe des Sept en Ontario

L'esprit de Tom Thomson et du Groupe des Sept est toujours présent, en Ontario.

Une introduction



Les membres du Groupe des Sept sont bien connnus pour leur amour des paysages canadiens. Ils ont multiplié les excursions pour produire une œuvre qui changera le visage de l’art canadien. Ils avaient d’ailleurs leurs lieux de prédilection.

Plusieurs membres du Groupe ont passé cinq étés consécutifs dans la région d’Algoma, où le Groupe a connu ses balbutiements. Et bien d’autres sites profitent de la notoriété de ces peintres — et sûrement de l’imminence du centenaire de leur premier voyage (2018) et de leur première exposition (en 2020), pour faciliter les visites sur leurs traces.

Il faut certainement avoir le sens de l’aventure pour trouver les endroits précis qui ont séduit les peintres, munis de pagaies et de pinceaux. D’autres l’ont fait, livrant recueils et documentaires : ce n’est donc pas impossible de rêver à trouver un de ces fameux pins immortalisés. Mais on se doit aussi de profiter des musées et de galeries en plein air… Après tout, n’est-ce pas ainsi que sont nées ces célèbres toiles?

Voici donc une série d’articles qui dépeint sept lieux tous différents les uns des autres pour découvrir cette imposante œuvre... Et les paysages nord-ontariens.

Qui est le Groupe des Sept

Pour certains, une introduction, même sommaire, sera bienvenue. Qui sont-ils, ceux qui se sont épris des paysages du Nord ontarien et qui ont infatigablement parcouru les cours d’eau et gravi les montagnes à la recherche de sujets, changeant le visage de l’art canadien?

Le Groupe des Sept est formé d’illustrateurs, la majorité travaillant dans le secteur publicitaire (dans la même boîte, de surcroît : MacDonald, Lismer, Varley, Johnston, Carmichael étaient employés chez Grip), au tournant du siècle dernier. Franklin Carmichael et Alfred Casson font partie d’un club d’arts et de lettres torontois et participent à des escapades de création. Tom Thomson est guide-canoteur dans le célèbre parc (établi en 1893) tous les étés, et vit dans une cabane-atelier à Toronto, l’hiver.

Influencés par ce qui se fait ailleurs dans le monde, en particulier par l’impressionnisme, ils n’adhèrent pas à l’esthétique de l’art canadien de l’époque.

Le boxcar, moyen de transport prvilégié par les peintres dans la région d'Algoma. Photo : SPOMT 2012

La Première Guerre mondiale met un frein à leurs expéditions. Arthur Lismer, A. Y. Jackson et Frederick Varley sont envoyés au front à titre d’artistes. En 1918, Lawren S. Harris prend la route du Nord et organise un premier voyage en wagon (ou en boxcar) en direction d’Agawa. C’est ainsi que se forme le Groupe. L’aventure se répète tous les étés et une première exposition du Groupe des Sept est organisée en 1920. Thomson, qui a péri en 1917 dans le parc Algonquin, n’en sera donc jamais membre.

Ils ont depuis peint Killarney et les montagnes La Cloche, la rivière des Français et la baie Georgienne, l’île Manitoulin, le bassin de Sudbury, Algoma, Cobalt, le lac des Bois, et ce, à une époque où les routes carrossables méritaient à peine cette épithète.

Finalement, en 1933, soucieux d’être inclusifs de la relève, certains membres renomment leur Groupe le Canadian Group of Painters, qui sera actif jusqu’en 1967.

Et voilà. Montez dans le boxcar, nous sommes prêts à faire une grande tournée !

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