Une destination à ne pas manquer
C’était en 1976 et toute la famille s’était rendue à Owen Sound, en Ontario, dans le cadre d’un tournoi de hockey. À ce moment, je n’avais qu’un intérêt léger pour la motoneige, mais j’étais fasciné par tout appareil ayant un moteur, particulièrement si c'était un moteur à deux temps. Nous avions réservé deux nuits au Holiday Inn et ne pouvions nous empêcher de nous émerveiller à la vue des motoneiges qui passaient dans le stationnement de l’hôtel. Pendant toute la fin de semaine, des remorques arrivaient et déchargeaient une motoneige après l’autre. À un moment donné, j'en ai compté 80 dans le stationnement. C’est à ce moment que j'ai décidé de m’impliquer dans le monde de la motoneige.

C’était avant la création de l'OFSC et la région de Grey Bruce était alors sous la direction de l’Ontario Trail Builders Alliance. De nombreux clubs existaient et un système central d’entretien des pistes, bien en avance sur son temps, était en place. Un énorme réseau des sentiers s’étendait de la vallée Beaver au sud, jusqu’au bout de la péninsule, à Tobermory, au nord. Il y avait déjà des panneaux de signalisation efficaces dans les sentiers et les clubs employaient des Bombardier tirant de grands traîneaux pour damer les pistes. Je n’avais jamais même vu une dameuse auparavant et je découvrais avec stupéfaction ces monstres passer directement à travers le stationnement, et nivelant les « routes pour motoneiges ». Je me rappelle sur le chemin du retour m’être dit à voix haute : « Qui a fait tout cela? »
Dès mon retour à Hamilton, j'ai appelé mon frère et lui ai dit : « Mark, nous devons nous procurer deux motoneiges et des traîneaux. Tu ne croiras pas ce que je viens de voir! » Trente-deux ans plus tard, la région de Grey Bruce est toujours un endroit fabuleux à parcourir. Elle se trouve à une distance raisonnable des grandes villes ontariennes comme Toronto, Hamilton, Londres, Barrie et Kitchener-Waterloo, ce qui en facilite l’accès. En outre, comme elle est reconnue pour pourvoir efficacement à la fois aux besoins des touristes, en hiver et en été, on y retrouve une quantité suffisante de bons restaurants et de lieux d'hébergement. Son emplacement unique dans le sud-ouest de l'Ontario constitue un de ses meilleurs atouts. Il permet ainsi aux gens des plus petites communautés situées à l’extérieur de la région de se rendre à Bruce depuis leur domicile. Les plus petites communautés sont ainsi reliées aux villes.

Les sentiers de la péninsule Bruce en entier profitent d’une neige faisant un effet de lac, et sont donc rarement en mauvais état. Les hivers sont juste assez froids pour qu’il neige souvent, mais jamais trop pour vous empêcher de faire de randonnées. Et ces bénévoles savent comment aménager des pistes! Vous trouverez bon nombre de sentiers larges de six mètres, entretenus avec soin, et reliant une foule de destinations agréables. Que vous vous promeniez sur des pistes à aire ouverte dans le sud ou que vous passiez par la magnifique bande sillonnant les falaises de la baie Georgienne, vous trouverez des pistes égales et aurez accès à de la nourriture et à du carburant, ainsi qu’à quelques-uns des plus beaux paysages hivernaux de l'Ontario. Le belvédère de la falaise Skinner, s’élevant à 76 m au-dessus de la baie Georgienne, est une des nombreuses destinations qu’il ne faut absolument pas manquer. On y trouve tout un éventail de paysages et de panoramas superbes.
Bien que certains itinéraires aient changé au cours des années, leur qualité demeure toujours aussi exceptionnelle. Comme cette région m'a inspiré à participer au monde de la motoneige il y a quelques dizaines d’années, je ne peux m’empêcher de me demander si elle est tout aussi inspirante pour les autres à l’heure actuelle.
Par : Kent Lester


















