Des entreprises touristiques francophones partout en Ontario

La brasserie Beau's enchaine les succès!



Près de 5 % de la population de l’Ontario est francophone – ça veut dire que plus de 610 000 personnes. En plus, grâce aux programmes scolaires d’immersion, le nombre de francophiles est forte hausse. Ça veut dire quoi, ça, pour nous, touristes ? C’est simple : les francophones de l’Ontario sont plus qu’heureux de se faire entendre et de se faire connaître. Parmi eux, plusieurs sont des entrepreneurs touristiques accomplis.

En voici quelques exemples…

Dans l'Est

Le saviez-vous : la Fromagerie St-Albert se trouve à un peu plus d’une heure de Montréal, et pas très loin du parc aquatique Calypso ?

Si l'endroit n'apparaît à votre liste des lieux visités en Ontario français, ne tardez plus. Les artisans du fromage St-Albert sont maîtres d’une tradition centenaire. Vrai, début 2013, la Fromagerie St-Albert (fromage-st-albert.com)a été proie des flammes, mais elle est renée de ses cendres. La nouvelle formule comprend une fromagerie, mais aussi un musée et un restaurant. Et en août, on fête le fromage en grain au cours d’un Festival de la curd bien animé. Mais on célèbre aussi le cheddar de St-Albert lors de concours internationaux.

Nouvelle fromagerie H

La nouvelle fromagerie de St-Albert, telle qu'imaginée avant sa reconstruction.

Parlant de prix : la famille Beauchesne de Vankleek Hill est devenue une habituée – si c’est possible –des trophées. La brasserie Beau's s’illustre en Ontario depuis quelques années, et s’attaque maintenant au marché québécois. La microbrasserie fait des pieds et des mains pour répondre à la demande. Si vous voulez comprendre pourquoi, allez faire le tour des installations – on vous offrira une visite en français et quelques gorgées pour déguster les nombreux produits brassés sur place.

Les amateurs d’art pourront compléter leur visite aux Trésors de Jacob à Hawkesbury, une boutique et galerie mettant en vedette les œuvres des artistes de l’Est ontarien. POur le café, détour obligé au Café de Joël.

En Huronie

La Huronie, vous connaissez ? Il s’agit d’une des régions occupées par des francophones depuis le plus longtemps. Samuel de Champlain y a séjourné, et c’est là que les Jésuites ont aménagé la mission Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, il y a près de 400 ans. Vous connaissez peut-être l’histoire des saints martyrs canadiens, dont Jean de Brébeuf, qui y ont connu leur destin. Aujourd'hui, on connaît surtout la région pour sa célèbre plage, la plus longue en eau douce au monde : Wasaga Beach!

Ciboulette Managers H

André Sanche, un chef qui craque pour les produits locaux. 

Ce sont dans ces décors historiques que s’est établi André Sanche, un gars d'Elliot Lake, dans le Nord. Il a été conquis par les produits du terroir et y exploite un comptoir alimentaire, où l’on peut dîner ou encore faire des provisions de plats congelés, mettant en vedette les aliments de sa région d’adoption. Sur la rue King, à Midland, à deux pas des fameuses murales qui dépeignent la longue histoire de l'endroit, rendez-lui visite chez Ciboulette et Cie et piquez un brin de jasette avec ce sympathique ambassadeur de la région.

Dans le Nord

Nicole Guertin est originaire du Nord. Ayant longtemps travaillé en développement touristique, elle connaît très bien l’Ontario. Elle a aussi habité dans les montagnes, en Colombie-Britannique. Mais elle a adopté les rives du lac Témiscamingue, à Haileybury, où elle et son conjoint Jocelyn Blais exploitent un gîte depuis quelques années : les Suites des présidents.

Nicole Guertin et Jocelyn Blais ont eu un coup de cœur pour le Témiscamingue.

Férus d’histoire et de plein air, fiers francophones, les deux hôtes le font voir dans leurs établissements. Chacun a un thème qui exploite l’histoire abracadabrante de la région : ici, on évoque le faste dans lequel vivaient les propriétaires des mines, là, on met en valeur le sens de l’aventure des prospecteurs. Et tout ça, dans un confort sans pareil. En fait, rien n’est laissé au hasard – à chacun sa salle de bain, chaque lit est douillet à souhait, les muffins sont livrés tout chauds le matin, et la propriétaire se fera un vrai plaisir de vous livrer l’histoire étonnante de la région, de Cobalt en particulier.

À 275 km de là, au nord, toujours le long des cours d’eau empruntés il y a quatre siècles par les coureurs des bois, vous attend André Bernier, des Aventures Esprit du Nord. Il a tellement arpent les cours d’eau de la région de Smooth Rock Falls qu’ils n’ont plus de secret pour lui, et qu’il se fait un malin plaisir à faire découvrir, à bord de son canot voyageur, les vestiges de l’époque de la trappe des fourrures. Derrière la sobriété des forêts d’épinettes qui longent la route, il sait faire découvrir des chutes dignes des sites les plus enchanteurs et les plus surprenants de la planète.

À Niagara

Niagara! Destination touristique par excellence, s'il en est une! Et les francophones sont nombreux à habiter le territoire, pourtant frontalier. Un organisme veille même à en faire la promotion en français, et propose un site web franchement pratique pour ceux qui planifient une escapade dans ce monde où un délice – ou une extravagance – n'attend pas l'autre. Visitez Tourisme Franco-Niagara – on vous y réserve des surprises fort agréables!

Partout, du monde…

Nous en avons nommé quelques-uns, mais les francophones sont nombreux à vouloir faire découvrir un Ontario sympathique, accueillant, authentique, branché sur ses racines et ancré le présent. Les Franco-Ontariens aiment la fête. Le 25 septembre, ils se ressemblent autour de leur drapeau pour souligner la Jour des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens. Ils fêtent souvent, les Franco-Ontariens. Ils organisent les festivals qui animent nos collectivités – la Franco-fête, les festivals du cinéma, les Folies Franco-Fun, les carnavals, le festival de la St-Jean de Kapuskasing, le festival Boréal, le Franco-Festival, le Festival franco-ontarien et le Festival du loup. Ils sont dans les centres culturels qui nous présentent, d’année en année, une programmation diversifiée.

Bonnes découvertes... en français!

(Cet article est tiré d’une chronique touristique parue dans le magazine patrimonial Le Chaînon à l’automne 2014.)

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