Larry Berrio et Céleste Lévis en motoneige à Timmins

Larry Berrio et Céleste Lévis à la mine McIntyre, tout près de Timmins, Ontario

Se faire des amis dans les sentiers de Timmins

Larry Berrio fait un tour de mot de Timmins, ville où l’on aime la motoneige et les motoneigistes avec la Timminoise Céleste Lévis



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Dans le Nord de l’Ontario, l’hiver 2017 a été digne de ce nom. Avec toute la neige, c’était le moment idéal  de faire de la motoneige !

J’ai eu la chance de faire deux jours de motoneige à Timmins en compagnie d'une autre musicienne du Nord, la talentueuse auteure-compositrice-interprète originaire de Timmins Céleste Lévis. Ensemble, nous avons parcouru des kilomètres de sentiers, nous avons mangé de la poutine et nous avons parlé de nos racines nord-ontariennes, de notre amour pour la musique, et d’une expérience vraiment canadienne : passer une journée dans la neige

Pourquoi Timmins?

Timmins est le parfait pied-à-terre pour les motoneigistes. C’est ici qu’on trouve la plus forte moyenne de chute de neige au Canada (122,5 pouces). En plus d’une bonne quantité de neige, il y a de bons hôtels, de bons restaurants, et l'accès aux sentiers est facile, ce qui fait de Timmins une destination toute naturelle pour les amateurs de motoneige. 

À la découverte des sentiers dans la ville de Timmins

Je fais de la motoneige depuis que je suis petit. J’ai eu la chance d’en avoir une depuis que j’ai 10 ans, environ. Le sport que je pratique depuis mon enfance, c’est bien plus que de la motoneige : c’est pour moi une culture, une façon d’échapper au stress, c’est profiter pleinement du plein air dans notre propre cour, c’est de vivre le moment présent. J’avais bien hâte d’aller dans les sentiers.

Pour l'occasion, je conduisais une Arctic Cat ZR Sno-Pro 2017 avec une track 137”. Mon habit ? Un ensemble de course Arctic Cat avec un casque et des gants coordonnés (paraissons bien, tant qu’à y être, non ?!)

Céleste et moi nous nous sommes rencontrés tôt pour qu’elle puisse s’habituer à la Polaris Switchback qu’elle conduirait toute la journée. Moi, j’ai un style très relaxe. J’aime pouvoir arrêter, prendre mon temps lorsqu’on traverse les rivières, admirer les paysages, traverser un étang gelé couvert d’une belle poudreuse. Je ne suis pas un motoneigiste qui aime compiler les kilomètres. Je préfère prendre mon temps, m’arrêter quand ça me plait, jaser avec ceux qui m’accompagnent et profiter de ce bon temps.

C’était super de jaser avec Céleste. Parler avec d’autres artistes, c’est tellement important. On est tous tellement occupés, c’est trop facile de se perdre entre la tournée et le studio et d’oublier de garder contact. Ça fait du bien de parler de nos passe-temps, de nos familles, de notre parcours et d’où on en est aujourd’hui.

Après avoir participé à La Voix en 2015, Céleste s’est installée à Montréal et a lancé son premier album, Céleste, que j’aime beaucoup. C’est une fille du Nord de l’Ontario. Nous sommes vraiment fiers d’où l’on vient. Et c’est vraiment facile de nous plaire. C’est donc formidable d’aller dans les sentiers avec elle !  

Pendant nos deux jours de motoneige, nous avons pris la L24, la L27, la L26 et la A111C. Pour le diner du jour 1, nous sommes arrêtés au légendaire café McIntyre Coffee Shop.

Cette institution a pas mal le même look que lorsqu’on l’a construit, en 1939. C’est le genre de place que j’aime visiter, chargé d'histoire. J’ai commandé leur fameuse poutine. Elle était incroyable, faite avec de vrais grains de fromage et nappée d'une sauce savoureuse.

L’emplacement parfait pour un centre de villégiature

Les sentiers de motoneige qui mène au Cedar Meadows

À la fin d’une longue journée sur les sentiers, j’étais heureux de relaxer au centre de villégiature Cedar Meadows. Ma suite était incroyable : il y avait un Jacuzzi, un foyer, une belle grande chambre. L’endroit parfait pour relaxer après une journée au froid.

Le centre de villégiature est sur un terrain typiquement nord-ontarien de 175 acres. Il y a même un spa scandinave pour se détendre dehors et absorber encore toute la beauté de la neige.

J’ai soupé au restaurant du centre de villégiature, Le Voyageur, qui offre un menu inspiré par le patrimoine et les traditions du Nord-Est de l’Ontario, avec des plats copieux et savoureux. Ici, on peut plonger dans une bonne soupe à l’oignon, des burgers d’élan, des poitrines de canard poêlées et des tonnes de fruits de mer.

J’étais plein, et je me suis couché tôt. J’avais hâte de retourner dans les sentiers le lendemain !

Des possibilités en or

Au total, nous avons fait la grande boucle tout autour de la vile de Timmins — environ 150 km de motoneige. Bien sûr, ce n’est pas les chiffres qui apparaissent à l’odomètre qui comptent. C’est l’aventure, la beauté, le contact avec les autres et avec la nature. Chaque sortie est différente par les gens qu’on rencontre, par la découverte de nouveaux endroits, la vue d’un orignal, le soleil qui brille sur la neige immaculée.

Faire de la motoneige, c'est accumuler des instants qui, consciemment, nous rendent heureux de vivre. C’est une partie importante de ma vie et c’est une aventure 100 % canadienne que tout le monde doit vivre au moins une fois dans sa vie. Ou une fois par semaine. Après tout, la motoneige a été inventée au Canada…

Merci à Céleste et à tout le monde de Timmins qui a fait de cette aventure une expérience incroyable. J’ai hâte d’y retourner. 

Visionnez la série de Larry Berrio sur le Nord ontarien (en anglais)! Vous trouverez le premier de 6 épisodes ici.

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