Country et motoneige : les coups de coeur de Larry Berrio

Image : What a Ride

Le countryman dévoile ses sentiers préférés

Préparez votre guitare et votre motoneige!



Vous êtes-vous déjè demandé quelles activités pratiquent vos vedettes préférées dans leurs temps libres? Pour l'artiste country Larry Berrio, pas la peine de chercher loin : il nous révèle ici ses sentiers préférés du Nord ontarien! 

Le Franco-Ontarien est surtout connu pour son country entraînant, qu’il promène partout au Canada depuis plus de 20 ans.

Mais il est aussi un vrai gars du Nord de l’Ontario : originaire de Val Caron, au nord de Sudbury, le countryman passe le plus de temps possible sur son «4 roues» et sa motoneige.

Il aime tellement ça qu’il profite souvent de ses tournées pour explorer les sentiers locaux. «Quand je peux partir une fin de semaine avec ma guitare et ma motoneige, je suis heureux», dit-il.

Tourisme Ontario l'a d'ailleurs nommé ambassadeur de sports motorisés plusieurs années consécutives. Il raffole de ce rôle et se sert de ses chansons pour parler avec enthousiasme de ces sports et de sa région d'origine, où la faune et la flore sont au coeur de l'expérience!

NorddelOntario.ca lui a demandé de partager ses coups de cœur. Interrogé en plein hiver, ses suggestions pour les motoneigistes étaient nombreuses!

 

Sudbury-Noëlville

Larry Berrio connaît vraiment bien la région de Noëlville. Son père a longtemps eu un camp (un chalet rustique) près de ce village. Berrio connaît donc le trajet de Sudbury à Noëlville comme le fond de ses poches.

Les sentiers C et C106 traversent beaucoup de lacs. «On est Ontario, rappelle Berrio. Quand je donne des cours de chasse, je demande toujours aux étudiants : “combien pensez-vous qu’il y a de lacs, en Ontario?” La plupart du monde ne le sait pas. On a au-dessus de 250 000 lacs dans la province!»

Il faut donc être prudent et s’assurer que les sentiers sont ouverts avant de partir à l’aventure : «On pense que dès qu’il neige, les groomers vont sortir. Mais ce qui arrive, les lacs et les marais ne sont pas encore gelés.»

L’attente en vaut la mèche. Entre Sudbury et Noëlville, les pistes traversent une nature sauvage. «Chaque fois que je fais de la motoneige, je vois un orignal sur les trails, dit Berrio. J’ai vu des chevreuils, mais la plupart du temps, c’est des orignaux.»

Si la faune locale vit assez paisiblement, c’est que les sentiers ne sont pas trop achalandés.

Lacs égalent pêche blanche! Photo : Larry Berrio

 

«Il n’y a pas tant de monde sur les trails», confirme-t-il. C’est résolument un plus : «Dans les villes, à la fin de la journée, tu vois que des centaines de motoneiges ont fait la trail, ce n’est plus groomé. Mais dans la région de Noëlville, les trails restent belles plus longtemps.»

N’empêche, il y a amplement de services pour les motoneigistes. «Il y a des restaurants ouverts spécialement pour les motoneiges», laisse savoir Berrio. Son carnet d’adresses est bien rempli!

Où se restaurer et se loger :

  • Sur la rivière des Français, à Alban, il y a le restaurant et resort Beauséjour. Il est accessible en motoneige depuis la rivière. Il y a des tables de pool et on présente des spectacles.
  • Au Restaurant Noëlville, le poisson et frites est excellent!
  • Parmi les établissements du coin, on pense à la célèbre Lavigne Tavern, accessible par le lac Nippissing. «La plupart du temps, il y a des bands qui jouent live», dit Berrio.   

 

En tournage au printemps, dans le secteur de Noëlville. Photo : Larry Berrio

 

North Bay-Mattawa

Ces dernières années, Larry Berrio a fait une découverte : la route de North Bay à Mattawa. «Quand on est rendus dans les montagnes, au nord de la rivière Mattawa, c’est beau», dit-il, enthousiaste. «C’est une de mes routes préférées!»

C’est un des endroits les plus vallonnés de la province. Entourée de montagnes, avec ses gorges, la rivière a fait baver un grand nombre d’explorateurs, Samuel de Champlain compris! Remarquez, ils étaient en canot… Aujourd’hui, grâce au travail des bénévoles passionnés du club de motoneige local, le parcours en motoneige est facile et la vue, magnifique.

Où se restaurer et se loger :

  • À Mattawa, chez Valois, les repas sont excellents et en plus on les savoure en admirant la vallée de la rivière des Outaouais. La vue est magnifique.
  • Le Glenwood Motel de North Bay est un roadside motel typique, que Berrio a trouvé vraiment beau. Il est directement sur les rives du lac Nipissing. On peut stationner sa motoneige à la porte de sa chambre.

 

Au nord de Sudbury

Comme il vient du nord de Sudbury, Larry Berrio a eu l’occasion d’explorer le secteur. Ici, il a une suggestion en particulier : la boucle Chiniguchi, au nord de Capréol. Là aussi, on est dans les montagnes. De quoi plaire à notre motoneigiste!

Autre aspect qu’il affectionne : la variété du terrain. Alors qu’en direction de Noëlville, il circule surtout sur des lacs, la boucle Chiniguchi propose beaucoup de dénivelés — c’est le résultat du cratère de Wanapitae. «La route au nord du restaurant Rocky’s monte haut dans les montagnes», dit-il.

Il a constaté qu’il y a pas mal plus de neige en altitude. De quoi jouer! «Au nord de Capréol, tu peux aller dans la neige molle, et ça, j’aime ça beaucoup! Les conditions sont toujours belles.»

Où se restaurer et se loger :

  • Il y a justement le restaurant Rocky’s, à Wanapitae. «Le manger est super bon et la vue du lac Wanapitae est exceptionnelle.» Bonus : il y a de l’essence.
  • Pour dormir, toujours à Wanapitae (Kukagami, pour être précis), le Sportsman’s Wilderness Lodge est spectaculaire, selon Berrio.
  • Beaucoup plus à l’ouest, pour se loger, il y a le Windy Lake Motel, directement sur la route. Il y a des chambres, une salle à manger et de l’essence. Là, il aime voir le lac Fairbanks.

 

Quelques dénivelés, cette fois-ci dans le secteur de Kapuskasing. Photo : Virgil Knapp, What A Ride

 

Killarney

Killarney est une région coup de cœur, en règle générale. Les aventuriers l’apprécient particulièrement. Là, les célèbres crêtes blanches se fondent dans la neige l’hiver.

En route, les paysages sont variés et, à l’image du parcours Sudbury-Noëlville, l’expérience est sauvage. «Il n’y a vraiment rien entre Sudbury et Killarney», dit-il simplement.

Killarney - c'est plus facile de prendre des photos l'été! Photo : Larry Berrio

 

En fait, il y a des arbres, des lacs, la pleine nature. Ce qui permet de s’arrêter quand bon nous semble. «Il y a des petites montagnes (pas aussi grosses qu’à Mattawa ou à Capréol), et les trails sont super belles. Il y a encore bien des orignaux et des chevreuils à voir», dit-il.  

Sa recette : faire l’aller, s’arrêter au magnifique lodge de Killarney pour faire le plein et manger, puis reprendre la route jusqu’à Sudbury.

Où se restaurer et se loger :

 

Elliot Lake

Dernière suggestion sur la liste de Berrio : Elliot Lake. «C’est un trésor caché, comme Noëlville. Il y a moins de motoneiges sur les pistes, alors les trails sont toujours en bonne condition.»

Le paysage est beau, il y a des côtes et beaucoup d’occasions de s’arrêter. «Il y a des restaurants qui sont ouverts expressément pour les motoneiges», illustre-t-il.

Il a notamment exploré la région en quad d’hiver avec la pilote de Monster Truck Cynthia Gauthier. Parce que le quad, il aime beaucoup ça, aussi!

 

2014 : le clip No Guts, No Glory démontre l'amour de Larry Berrio pour les sports motorisés!
 

En quad

L’été, avec les festivals, Larry Berrio passe beaucoup de temps sur la route. Depuis une vingtaine d’années, il a traversé huit fois le Canada avec son «tour bus».

Quand c'est possible, il transporte un quad ou en loue un.

Il compte beaucoup de coups de cœur dans le Nord ontarien. D’abord, «en arrière de Capréol». Capréol se situe au nord de la vallée agricole où a grandi Berrio. En remontant en direction nord, la vallée fertile fait lentement place au Bouclier canadien. C’est un des villages près du cratère du lac Wanapitae.

Il y a aussi la région de Killarney. Son père y a chassé pendant plus de 40 ans, alors il l’a accompagné très souvent. La région est rocheuse, avec des crêtes de quartzite blanches qui surplombent l’embouchure de la rivière des Français et la baie Georgienne.

Enfin, à sa liste de souhaits, on trouve l’île Manitoulin et le parc Algonquin. Là, on trouve beaucoup de dénivelés, mais surtout beaucoup de forêt!

Larry Berrio aime la scène et les foules qui font la fête avec lui. Mais il aime aussi beaucoup les escapades en quad ou en motoneige. Là, l’immensité du Nord l’attend et, encore une fois, c’est lui qui runne le show!

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