Les grands vents d'automne

Les photographes s’alignent, sous un vent de 70 km/h, pour saisir la force et la puissance du lac Supérieur

Photographiez le lac Supérieur dans toute sa puissance.



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Chaque année, c’est comme si novembre insufflait de l’émotion vive, dans le lac Supérieur. Le phénomène a lieu à la toute fin de l’automne, comme si l’hiver cherchait à prendre le dessus sur le lac, à étouffer sa puissance… et le lac ne se laisse pas faire! En anglais, on appelle cette période «Gales of November», soit les grands vents de novembre. L’expérience est typiquement canadienne, elle est grandiose et attire, d’une année à l’autre, des aventuriers en quête de tempêtes qui descendent sur les plages désertées du lac Supérieur afin d’être témoins d’une puissante démonstration de la vivacité de dame Nature.

Le surnom de ces tempêtes de novembre vient d’une chanson de l’auteur-compositeur-interprète canadien Gordon Lightfoot, qui rappelle l’histoire du naufrage catastrophique du Edmund Fitzgerald. Elles surviennent à la rencontre d’un front froid et sec du Nord canadien avec l’air chaud et humide du Golfe du Mexique, sur un fond d’eaux chaudes estivales des Grands Lacs. Le résultat : un nid à tempêtes parmi les plus imprévisibles de la nature. Les vents atteignent facilement 80 km/h, avec des rafales pouvant dépasser la barre des 160 km/h. Certaines personnes appellent ces tempêtes des sorcières. Du rivage, si l’on respecte la force de la nature, les grands vents de novembre sont une expérience à vivre absolument!  

Photographier les tempêtes

Tous les mois de novembre, les photographes se rendent sur les côtes majestueuses du lac Supérieur afin de saisir la toute puissance de chacune des vagues qui bat le rivage. Pendant ces tempêtes, un photographe professionnel forme un groupe et l’amène dans un des lieux les plus visuellement saisissants des rives du lac Supérieur et offre un cours de photographie numérique aux amateurs et aux professionnels. Grâce à ce cours, les participants ont le privilège d’avoir comme professeur un photographe réputé et primé, mais aussi d’être témoins de la force du plus grand lac d’eau douce au monde. 

Voici cinq des photos favorites de Rob Stimpson, qui a offert de 1975 à 2015 l'atelier «Gales of November». C'est maintenant devenu les grands vents... fin octobre!

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Un photographe brave des vents de 50 noeuds afin de saisir la photo souhaitée, lors de l'atelier.

november-gales-superior-stimpson2Les couleurs des vagues du lac Supérieur, sculptées par le vent.

november-gales-superior-stimpson3Une plage avec du bois flotté, une image classique de la nature canadienne, à l'état brut. 

november-gales-superior-stimpson4Une longue exposition a saisi les vagues et la douce lumière matinale, à l’embouchure de la rivière Michipicoten. La balise lumineuse indique aux navigateurs que des rochers se trouvent près du chenal qui mène à la rivière.

november-gales-superior-stimpson5Une lumière d’après-midi spectaculaire qui inonde le ciel, pendant que les vagues se brisent sur l’île, dans la baie Doré.

Pour le voir par vous-même

La région d’Algoma présente certaines des vues spectaculaires des Grands Lacs, entre Sault Sainte-Marie et Wawa, en Ontario. Les rivages sont presque entièrement protégées par des parcs provinciaux, ce qui permet aux touristes de réellement voir, sentir et ressentir ce phénomène naturel de toute beauté. Bien que la majorité des touristes aient quitté la région, en ce temps de l’année, les chasseurs de tempêtes, qui rêvent de saisir le lac dans sa plus grande furie, connaissent la majesté des grands vents de novembre.   

Pour vous inscrire à cet atelier de quatre jours (du 24 au 27 octobre, en 2019), visitez le www.naturallysuperior.com et le www.rockislandlodge.ca.

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