Découvrir le Groupe des Sept : la baie Georgienne

Le parc Killarney, à faire rêver



Nous vous présentons le 4e article de notre série sur le Groupe des Sept, dont on peut découvrir l’œuvre dans les musées et les parcs provinciaux de l’Ontario.

À Owen Sound

Pour inclure Owen Sound dans la tournée des grands-ducs qui nous mène aux sites qui ont inspiré les peintres du Groupe des Sept, on doit s’attarder au cas Thomson. En fait, son enfance à Leith, à 30 km au nord-ouest d’Owen Sound, nous force à faire détour vers le sud de la baie Georgienne — et qui s’en plaindrait ? On peut rendre hommage à l’artiste au cimetière local et lire la plaque que la Fondation du patrimoine ontarien lui a consacrée, ou se satisfaire d’une visite au musée Tom Thomson, qui abrite des croquis, des aquarelles et des commandes donnés par sa famille.

Tom Thomson est né près d'Owen Sound. Un musée lui est consacré. Photo : Pierre Ouellette

Killarney et la baie Georgienne

Parmi les nombreuses excursions des peintres pendant les années 1910, relevons la baie Georgienne. Les lieux captivent les peintres. Ils aiment en particulier les montagnes La Cloche, ces crêtes de quartzite blanc (au nombre des chaînes les plus anciennes de la Terre, nous dit Backroads Bill) qu’on aperçoit de Killarney et de l’île Manitoulin. Leurs pèlerinages se sont poursuivis.

Pas besoin de se lancer dans l’expédition de 80 km pour apprécier les mêmes paysages, toujours imprenables. Le parc provincial propose un circuit de 2 km pour admirer les montagnes La Cloche (le sentier de la crête de granite ou le Granite Ridge) et The Crack, un parcours plus ardu de 6 km.

Photo : SPOMT Pierre 2001

Comme Thomson est associé au parc Algonquin, c’est A. Y. Jackson que l’on associe à Killarney. On le considère même comme père du parc provincial. Dans les années 1950, des activités forestières menacent une partie de la région et Jackson, Carmichael et Casson interviennent pour sauver la beauté des paysages entourant le poste de traite par un Canadien Français, un nommé de La Morandière, et son épouse Anishinabe. Des lacs portent d’ailleurs aujourd’hui le nom de ces trois artistes.

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