Pêcher en famille dans le nord de l’Ontario

Une histoire de pêche se prépare...

Vous avez des inquiétudes? Nous avons des solutions.

Imaginez les histoires de pêche que vous ramènerez!



Imaginez-vous ici : un immense lac dans la forêt boréale bordé d’épinettes et de bouleaux et, ici et là, de roches exposées qui vous rappellent que vous chevauchez le Bouclier canadien. Il n’y a aucun chalet ici. Une hutte de castor, bien sûr. Mais des huttes humaines? Aucune.

C’est le silence total sauf peut-être pour le son de votre moteur de bateau qui ronronne doucement alors que vous trollez. Chose certaine, les téléphones cellulaires ont été laissés dans l’auto, car il n’y a pas de réception de toute façon. Il n’y a aucun bourdonnement d’autoroute et les avions volent si haut que vous ne les entendez pas.

Mais là, soudainement, il y a un bruit.

Et pas n’importe lequel.

C’est le cri perçant d’un enfant excité qui a quelque chose au bout de sa ligne à pêche! La canne est devenue une arche. Et vous, parent fier, épuisette en main, prêt à ramasser le trophée, vous encouragez votre enfant à tourner le moulinet. Doucement. Il ne faudrait pas que le poisson s’échappe!

Lorsque le poisson arrive enfin à la surface, c’est loin d’être un monstre. Mais si la taille de ce petit doré était proportionnelle au sourire de votre enfant, il serait plutôt une immense baleine! Et comme vous vous trouvez dans le nord de l’Ontario où la pression de pêche est considérablement moins grande que dans le sud, cette scène se rejoue jusqu’à ce que la limite de prises de tout le monde a été atteinte.

Faire un tour de bateau, c'est toujours excitant!

En soirée, de retour dans le monde des humains, c’est le festin. Pour la première fois de leur vie, vos enfants mangent ce qu’ils ont eux-mêmes attrapé. Vous auriez de la difficulté à les convaincre de manger du poisson en temps normal mais, aujourd’hui, ils dévorent tout comme des loups affamés. Et lorsqu’ils se couchent, ils ne demandent qu’une chose : retourner à la pêche demain!

À ce point-ci, vous vous dites peut-être que je vous présente un portrait romancé. Comment vous, citoyen accablé des mille et un stress du quotidien, pourriez offrir ce genre d’expérience à vos enfants? De toute façon, vous n’êtes vous-même jamais allé à la pêche! Et vous n’avez pas de bateau! Et ci, et ça! Permettez-moi alors de calmer vos inquiétudes.

Photo : Destination Ontario (Opiola)

Inquiétude #1 : Je ne suis jamais allé à la pêche

La pêche ce n’est pas sorcier. Une canne, une ligne, un hameçon, de l’eau et de la patience. C’est tout. Ah! Et un permis de pêche. Mais même ici vous pouvez vous en sauver, car afin d’encourager les familles à découvrir (ou redécouvrir) les plaisirs de la pêche, la province de l’Ontario, quatre fois par année, retire la restriction du permis de pêche pour tous les résidents du Canada. Voir ici. Le permis de pêche se commande en ligne ou s’achète dans les boutiques où l’on vend cannes et appâts. (Lisez notre article!)

Il y a ensuite la question d’où pêcher. Logiquement, plus il y a de population, plus il y a de pêcheurs, moins il y a de poissons. Voilà l’avantage du nord de l’Ontario. Ici, les forêts s’étendent jusqu’à l’horizon et elles sont parsemées de milliers de lacs et de rivières. Nous sommes bien loin de la densité de population des métropoles! Alors, pour une bonne expérience de pêche en famille, dirigez-vous vers le nord, allez là où vous aurez de la chance. Et si vous insistez, utilisez l'outil ON-pêche, une carte interactive qui indique quel type de poisson vous trouverez dans quel lac. NorddelOntario.ca y a consacré un article.

Inquiétude #2 : Je n’ai pas de bateau

Qui dit que vous devez avoir un bateau? Les quais et les rives sont parfaitement adéquats pour une bonne pêche. Mais si vous insistez pour pêcher dans les plus profondes des profondeurs, n’oubliez pas que nous sommes au Canada et qu’au Canada, il y a l’hiver et qu’en hiver, il y a de la glace et que sur la glace, il fait très bon pêcher. Vous avez seulement besoin d’une tarière à glace, quelques cannes et une place où vous asseoir. Et si les enfants ont froid, vous pouvez leur dire de faire comme mon père nous disait de faire : courir en rond afin de nous réchauffer!

La pêche blanche! Toute une expérience! Photo : Destination Ontario (Opiola), 2013

Inquiétude #3 : Je n’ai pas l’équipement nécessaire

Comme dans n’importe quoi, il n’y a aucune limite au montant d’argent que vous pouvez dépenser pour vous équiper. Il est aussi vrai que vous pouvez faire de très bonnes pêches avec des équipements de basse gamme. Si ceci pose toujours problème, vous pouvez toujours participer au programme TackleShare, un genre de bibliothèque pour les équipements de pêche.

Pas besoin de beaucoup d'équipements pour aller à la pêche! Photo : Destination Ontario (Goh Iromoto), 2012

Inquiétude #4 : Je ne sais pas comment fileter un poisson

Là, vous cherchez des excuses. Ça s’appelle YouTube, mon ami. Il n’y a pas seulement des vidéos de chats là-dessus!

Alors, inquiétudes de côté, retournons à ce lac dans la forêt boréale. Il vous attend. Avec votre famille, suivez l’aiguille de la boussole et mettez vos cannes à l’eau. Allez découvrir comment grand le sourire de vos enfants peut être. Et si vous y allez en hiver, assurez-vous d’avoir des bottes de rechange. Quelqu’un passera inévitablement son pied dans un trou plein d’eau glaciale. Et trouvera ça drôle.

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